Veillée d'armes : J-1 avant le départ !

Mardi matin, 9 heures trente ; on lâche les fauves !

A J-1 du départ, nos 4 skippers reviennent sur cette période d'attente un peu particulière et affichent leurs ambitions !

Du côté de For People, Thomas et Morgan sont dans les starting-blocks ! Certes la semaine de repos imposée depuis dimanche dernier a été bénéfique, bien mise à profit pour récupérer et structurer les motivations. Mais l’appel du large et d’une régate au contact de 39 voiliers Imocas est désormais trop fort. Les tenants du titre veulent en découdre, lâcher les chevaux et ce surplus d’énergie amassé depuis le faux départ du 29 octobre.

3 750 milles d’Atlantique leur sont désormais proposés, en lieu des 5 600 milles initialement envisagés via les îlots Brésiliens et équatoriales de Sao Pedro et Sao Paolo. Qu’importe ! Le duo adore les sprints, l’engagement sans retenu, en apnée, et ces promesses de dépassement physique et sportif absolu dont Thomas et Morgan font le sel de leur vie de marins.

« Un départ plus détendu que d’habitude s’avance » explique Thomas Ruyant. « L’heure matinale de notre sortie du bassin Paul Vatine, vers 5 heures, ne devrait pas favoriser les grands mouvements de foule. Le bateau est fin prêt. L’avitaillement à bord. Ronan Dehayes, notre boat Captain, Lucas Montagne et Pierre Denjean nous accompagneront jusqu’à la ligne de départ. Ils se jetteront à l’eau avant les 4 dernières minutes fatidiques. Ensuite, ce sera à Morgan et à moi de jouer, pour une course au profil que nous connaissons bien,  avec ce premier front à aller chercher 24 heures après le départ, qui déterminera les différentes options vers les Açores, via le cap Finisterre ou via une route plus à l’Ouest. Nous laisserons l’archipel portugais loin dans notre Nord. Plusieurs options restent ouvertes. »

Et ni Morgan ni Thomas ne regrettent la réduction du parcours initial, qui les prive de cette double traversée du pot au Noir, singularité du format de cette Transat Jacques Vabre 2023. « J’aime bien ce format sprint vers la Martinique » avoue Thomas. « Ce sera moins monotone stratégiquement, avec moins de contrainte stratégique.» Quant à Momo, « il s’en fiche, tant que ça va vite » s’amuse le Dunkerquois !

Du côté de Sam et Antoine sur For the Planet, l'impatience est là également !

Et pour Sam, l'enjeu est de taille : a l’instar des postulants au prochain Vendée Globe, ce sont bien deux courses transatlantiques qui l'attendent en cette fin d’année. Il entamera dès demain mardi, 9 heures 30, le premier de ses travaux d’Hercule, préfiguré par le départ de la 16ème Transat Jacques Vabre. Quelques jours après son arrivée en Martinique en compagnie de son co-skipper sur FOR THE PLANET Antoine Koch, le Britannique s’attaquera à une transat retour, en solitaire cette fois, vers Lorient, pour valider sa participation au tour du monde en solitaire fin 2024. Un épisode important auquel Sam se refuse pour l’heure de prêter attention, tout à sa concentration du départ du Havre.

Cette phase initiale de la course, dans un contexte concurrentiel particulièrement relevé, ne souffrira d’aucune approximation, et les deux marins comptent d’emblée s’atteler aux premières places. Sortie de Manche dynamique, suivie d’un tonique passage de front, et dès les premières 36 heures, les premiers choix stratégiques qui conditionneront l’issue d’une Transat annoncée expresse, 10 jours au plus, haletante et incertaine à souhait.

Sam Goodchild et Antoine Koch ont donc rejoint hier le bassin Paul Vatine au Havre, et leur plan Verdier de 2019 FOR THE PLANET. Les équipes techniques ont veillé au grain, le bateau est plus prêt que jamais, et les deux skippers reprennent leur routine de veille de départ. « Un peu plus impatient encore » souligne Sam. « Depuis 8 jours, on a tous tourné en rond comme des lions en cage et ce départ sera une vraie libération ». Calme olympien chez Antoine Koch, confiant en son partenaire de jeux, et en cette machine avec laquelle ils ont cette année, et à trois reprises, signé des podiums. « Notre binôme fonctionne bien » précise-t’il. « On va continuer sur la belle dynamique de la saison. Notre bateau est très polyvalent et cette transat promet d’offrir toutes les configurations de navigation. »

Nouveau parcours, avec un passage obligé au sud de l’île de Santa Maria, la plus méridionale de l’archipel des Açores, et une distance totale ramenée à 3 750 milles. « Une sorte de Route du Rhum » s’amuse Antoine. « Avec des scénarii classiques en cette saison. Les nombreux passages de front des derniers jours auront certainement levé de la mer. Ce sera un facteur limitant à prendre en ligne de compte, pour l’inconfort et la vitesse. » Le jeu s’ouvrira pourtant en approche des îles, avec des choix de route encore à déterminer. « La phase de départ en Manche semble claire » explique Sam. « On se laisse encore du temps pour décider de notre route après le passage du premier front mercredi soir.  On a différents schémas en tête, que l’on activera au bon moment, en pleine concertation avec Antoine. Je continue mon apprentissage en m’appuyant sur son immense connaissance du bateau. Un de mes objectifs est d’arriver en Martinique avec une belle compréhension du voilier en vue de la Transat retour. A part cela, on a juste envie de se faire plaisir, de profiter de ce beau bateau, de cette flotte unique au monde, et de ce beau parcours. On sait que nos nombreux supporters We Sail for People and Planet et soutiens nous observent, et c’est une force ! »

Les dernières actus salées

Restez à jour sur nos actions, nos skippers, et nos partenariats.

Fermer